top of page

Les 3 erreurs que font régulièrement mes clients : et qui nous mettent tous en danger !

  • Photo du rédacteur: Aurore Positive
    Aurore Positive
  • 27 janv.
  • 3 min de lecture

Dans mon métier, je vois passer beaucoup de projets, beaucoup d’envies, beaucoup d’enthousiasme. Mais je vois aussi, trop souvent, les mêmes erreurs revenir.


Pas par mauvaise intention la plupart du temps, mais plutôt par méconnaissance, approximation ou facilité. Le problème, c’est que certaines erreurs ne sont pas anodines : elles exposent les entreprises… Et les professionnels qui les accompagnent !


Et quand la ligne est franchie, il n’y a plus de place pour la complaisance.



Quand mes clients oublient que je ne suis pas juriste


C’est sans doute l’erreur la plus fréquente et la plus dangereuse.

Je ne suis ni avocate, ni juriste, ni conseillère juridique... Je connais mes obligations professionnelles, je respecte le cadre légal de mon métier, et je travaille dans les règles. Mais je ne peux pas (et ne dois pas) porter les responsabilités légales de mes clients.


Pourtant, les situations problématiques se répètent :

  • des visuels fournis “à utiliser impérativement”, présentés comme libres de droits (et qui ne le sont finalement pas !),

  • des demandes de copier l’univers d’un concurrent,

  • le refus d’afficher des mentions obligatoires sur des supports,

  • des textes mensongers sur l’origine ou la qualité d’un produit,

  • des mentions légales rédigées à la va-vite, sans validation juridique.

Et lorsque la loi rattrape ces pratiques, certains cherchent un responsable. Trop souvent, la faute est déplacée vers la communication. Alors : NON ! Être professionnelle, ce n’est pas absorber les risques des autres. C’est poser un cadre clair : je conseille, je structure, je produis mais je ne couvre pas l’illégalité !



Croire que l’argent peut acheter des résultats garantis


Autre erreur fréquente : penser que dépenser plus permet d’acheter un résultat précis...


“Si j’ajoute 100 €, j’aurai plus d’abonnés le mois prochain ?” “Si je prends une prestation un peu plus chère, ça marchera forcément mieux ?”


La communication ne fonctionne pas comme un étal de marché. Il n’existe pas de résultat au kilo. Le prix d’une prestation correspond :

  • à une expertise,

  • à un temps de travail,

  • à une méthode,

  • à une qualité d’exécution.

Pas à une promesse chiffrée automatique !


J’ai vu des clients changer de prestataire pour quelques dizaines d’euros de différence, convaincus que “plus cher” signifiait “plus efficace”. La réalité est souvent bien différente, car en communication, la stratégie, la cohérence et la constance comptent bien plus que le montant isolé d’une facture.



Penser que le travail peut se faire “au noir”


C’est peut-être l’erreur la plus inquiétante !


Proposer de payer “en liquide”, “sans facture”, “juste pour dépanner”, peut sembler anodin à certains. Pour moi, c’est un refus immédiat !

Je déclare mon travail. Je respecte le cadre fiscal et légal de mon activité. Et surtout je ne mets pas mon entreprise en danger pour une facilité temporaire.


J’ai vu des confrères accepter ce type d’arrangement. Et j’ai aussi vu ce que ça donnait quand la relation se dégrade... Menaces, chantage, pressions, peur d’être dénoncé par son propre client.


Une collaboration saine ne commence jamais par une entorse à la loi. Quand le cadre n’est pas respecté dès le départ, il finit toujours par se retourner contre quelqu’un.


Ce que ces erreurs ont en commun


Ces trois erreurs partagent un même fond : le refus (conscient ou non) d’assumer pleinement ses responsabilités.


La communication n’est pas un écran de protection. Ce n’est pas un fusible. Ce n’est pas une zone grise où tout serait permis...

Travailler ensemble implique :

  • de la transparence,

  • du respect du cadre légal,

  • une responsabilité partagée.

Sans cela, le risque n’est jamais théorique : il est réel !


En conclusion :

Le cadre protège tout le monde


Dire non à certaines demandes n’est pas un manque de souplesse. C’est un acte professionnel. Le cadre légal, les règles, les responsabilités ne sont pas des contraintes inutiles : ils protègent les entreprises, les prestataires et la relation de travail.


Dans mon métier, j’ai fait le choix d’une communication responsable, claire et assumée. Pas parce que c’est plus confortable, mais parce que c’est la seule manière de travailler durablement.


Et en 2026, plus que jamais, le sérieux n’est pas une option !


bottom of page